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Balkans – Troisième voyage sac à dos – 1 : Sarajevo et Serbie


Balkans – Troisième voyage sac à dos – 1 : Sarajevo et Serbie : pour des chats, des couleurs et des contrastes, direction Sarajevo et la Serbie !

2023, après 2019 et 2022, a été pour moi une autre année de voyages et de découvertes. Bien qu’entre France et Royaume-Uni, je suis parti 7 semaines dans les Balkans : Bulgarie et Serbie, bien sûr, mais aussi Bosnie-Herzégovine et Roumanie ! En octobre, j’étais à Istanbul, mais cela fera l’objet d’un article à part.

Me voilà donc, fin juillet, de nouveau avec mon sac à dos et mon billet Flixbus, direction Sarajevo… après un long voyage de 32h + 4h de retard. J’ai apprécié ce retard qui m’a permis de sympathiser avec deux Français et une Italienne à la gare routière de Zagreb, avec lesquels je garde contact depuis. Nous avons tous les 4 chacun notre relation avec les Balkans. Croiser des gens qui, comme moi, sont liés à la région, m’a fait un énorme bien et m’a rendu plus confiant dans ma propre relation avec l’Europe du Sud-Est. J’espère les revoir et, pourquoi pas, recroiser leur route dans des projets en lien avec les Balkans.



SARAJEVO, BOSNIE-HERZÉGOVINE

Sarajevo fait partie de ces villes dont on entend souvent parler, qu’on a plus en imaginaire qu’en vécu et concret. J’avais donc décidé de passer de l’idée à la réalité. Enfin, « réalité », je veux dire : me-trouver-sur-place-comme-touriste-et-me-faire-mon-expérience.

Contrastes historiques, culturels, architecturaux

Alors oui, bien sûr, Sarajevo = guerreS. C’est inévitable, et c’est aussi une des raisons pour lesquelles on se rend là-bas. Mais il n’y a pas que ça. Il y a bien plus à saisir, observer, vivre, comprendre une fois qu’on marche entre quartier historique d’architecture ottomane, centre-ville aux airs autrichiens, nouvelle ville du temps communiste, et bâtiments modernes en métal et en verre. On grimpe sur des collines, on passe d’une ambiance à une autre, on tombe sur des traces de la guerre (des guerres) un peu partout. On lève la tête et voit, côte à côte, une mosquée, un bloc communiste, une gratte-ciel en verre (verreux ?). Bref, il y a de quoi faire.

Décrire les 4 jours que j’ai passés là-bas et aborder l’histoire et la culture serait trop long sur cet article. J’en dédierai donc à Sarajevo car j’ai, bien évidemment, beaucoup à dire.

Néanmoins, en attendant, voici un aperçu de mon séjour dans la capitale de Bosnie-Herzégovine :

Une ville pleine d’histoire(s)

La quartier historique ottoman Baščaršija avec son marché et ses petits restaurants (qui sont surtout aujourd’hui à touristes…), la beauté tragique qu’est Vijećnica, la mosquée Gazi Husrev-bey.

Le centre-ville datant de la fin du XIXe et du début du XXe et de l’annexion et occupation autrichiennes avec son tragiquement fameux marché couvert de Markale où ont péri plus de 100 personnes dans deux attaques aux mortiers en 1994 et 1995. On y trouve aussi de nombreux musées, dédiés à la guerre : Gallery 11/07/95 pour Srebrenica, Musée du siège de Sarajevo, Musée des crimes contre l’humanité, et un peu plus loin, le Musée de l’enfance pendant la guerre. Ce quartier, bien que plein d’histoire et de bâtiments au style architectural centre-européen que je chéris, m’est lourd de signification et de cicatrices.

Un matin, j’ai suivi une des visites guidées proposées par Neno, pour avoir un aperçu de la ville et de ses cicatrices de la guerre, mais aussi le vécu et les nombreuses anecdotes d’un Sarajévien amoureux de sa ville. Malheureusement, le lendemain matin, j’ai oublié d’aller à la visite guidée sur la rencontre de l’Est avec l’Ouest… Ce sera pour la prochaine fois, ainsi que toutes les autres visites que je n’ai pas faites cette année.

Un peu de nature et de verdure

Le 3 août, je me suis hissé (enfin, le téléphérique m’a hissé) en haut de la montagne Trebević, connue pour avoir hébergé plusieurs des épreuves des Jeux Olympiques de 1984, notamment celles de bobsledding, dont les pistes ont été laissées, entre arbres et sentiers. Je suis redescendu à pied par la montagne et les vieux quartiers arpentés de Hrid et Bistrik, ai croisé beaucoup de chats et ai profité d’une vue splendide.

Le 4, je suis allé (par un looong chemin à pied, tram, bus, pied) aux sources de la Bosnie. Enfin, à la source de la Bosna, rivière qui a donné le nom au pays, « Herzégovine » étant le nom de la région du sud-est qui compose elle aussi le pays. Bien qu’aménagé pour les touristes de toutes les provenances, les couleurs sont magnifiques, et l’eau bien bonne et glacée.

Le 5, le dernier jour de mon premier séjour à Sarajevo, je me suis rebaladé en ville, pour bien m’en imprégner, avant de repartir, direction la Serbie.


SERBIE, BELGRADE ET NOVI SAD

Moi qui pensais ne pas revenir en Serbie après mon premier séjour en 2019… Et bien si et puis, jamais deux sans trois !

En plus, cette troisième édition a été l’occasion de rencontrer un correspondant serbe avec lequel j’échanger depuis quelques mois, et une bibliothécaire de la plus vieille institution culturelle serbe avec laquelle j’avais un peu travaillé lors de mon passage à la BULAC en 2022.

Belgrade

Bon, je commence à connaître, mais il y a toujours à faire. La preuve : cette fois, mon amie Tanja m’amène visiter le Musée national de Belgrade, retraçant l’histoire de la Serbie avec archéologie et peinture. Ce fut ma première (oui, je dois l’avouer) rencontre avec la peinture serbe : Uroš Predić, Đorđe Krstić, Pavle Paja Jovanović.

Le lendemain, je revois 3 amies de Tanja que j’avais rencontrées à Paris en avril 2023. Je leur avais fait visiter Paris, et l’on souhaiter se revoir à 5. Et puis je continue d’arpenter la ville.

Novi Sad

Cette fois, je ne rate pas mon train (de peu…) comme j’avais raté mon bus l’année dernière. Et tant mieux, pour les deux : cette année, j’ai pu rencontrer une des bibliothécaire de Matica Srpska, plus vielle institution culturelle et scientifique de Serbie. Matica Srpska signifie (plus ou moins et d’après moi) : « Mère des Serbes ». Elle me fait visiter l’institution, me raconte son histoire et m’explique plus en détails son métier. Ensuite, nous allons discuter autour d’un verre. Enfin, un café, car il est 11h du matin, même si je sais que là-bas, rakija-café-clope fait souvent office de petit-déjeuner.

Nous nous quittons et je vais explorer la ville d’apparence centre-européenne, que j’adore – je sais, je me répète. Je mange une délicieuse truite frite dans un beau restaurant, le Lazin Salaš, accompagnée d’une limonade, limunada, ma deuxième (troisième ?) de la journée. Par « limonade », j’entends : une vraie, c’es-à-dire du citron pressé avec de l’eau plate.

L’estomac ravi, je visite la ville et traverse le Danube jusqu’à la forteresse Petrovaradinska et la vieille ville adjacente Petrovaradin, aux couleurs pastel, mais visiblement vidée d’habitants… Comme beaucoup de villes et villages en Serbie et dans les Balkans. Oh, un chat !

Le soir de ce 9 août, j’attends deux amis bulgares qui arrivent de Sarajevo, et nous partons le lendemain pour la Bulgarie, avec un court arrêt à Niš trempée par la pluie.


Pour la deuxième partie sur la Bulgarie et la Roumanie, par ici !

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